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La Légende du Mont-Saint-Frieux

Une légende très intéressante se rattache au Mont Saint Frieux.

Le récit est puisé de Malbrancq. Nous devons répéter ce que l’historien des Morins a écrit sur ce sujet :

"L’histoire de Bretagne nous apprend que Judoc fut bientôt rejoint dans ces lieux par son frère, qui menait comme lui une vie d’anachorète (ermite) et qui s’appelait Férioc. Ce saint homme dont le nom français est Saint-Férieu, est encore honoré sur le haut d’une Montagne qui porte son nom entre Boulogne et Montreuil. Comme un jour je visitais les lieux illustrés par sa piété, une femme m’apprit que sur le sommet de cette montagne avait vécu autrefois un célèbre anachorète qui passait sa vie sans l’exercice de toutes les vertus de même que son frère établi aussi sur un terrain élevé, à l’embouchure de la Canche. Judoc est honoré sous le nom de Saint-Josse.

De ces hauteurs, d’où ils se voyaient, tous deux s’invitaient par des signes à se rendre dignes de la demeure céleste.

La réputation de la sainteté de Saint-Férioc s’était étendue très loin, lorsqu’un jour, des brigands envahirent son ermitage, placé sur le point le plus élevé de la montagne, lui coupèrent la tête et prirent aussitôt la fuite. Mais au même instant le corps tronqué se releva et prenant sa tête la porta lui-même au pied du mont, où sa sœur menait également une vie retirée et austère, auprès d’une source d’eau limpide, que l’on voit encore aujourd’hui.

Touchée de la fin misérable de son frère, et plus encore saisie de respect pour le nouveau martyr, cette pieuse femme recueillit ses restes et les fit inhumer aussi décemment que possible.

Sur l’emplacement même où était autrefois l’ermitage, fut bâtie à une époque qu’il est difficile de préciser, une chapelle. Une ordonnance du roi Charles IX datée du 11 octobre 1566, a nommé pour desservir cette chapelle le sieur Nicole François.

Vers 1855, le nouveau propriétaire du terrain fit faire des fouilles sur le point le plus élevé du mont, la pioche mit à jour les fondations d’un ancien édifice. "

Saint Josse vivait à la fin du 7ème siècle.

Dans l’église Saint-Pierre de Neufchâtel, quatre vitraux retracent la vie de ces deux frères : du côté droit dans la chapelle du Sacré Cœur celle de Saint Frieux, et du côté gauche dans la Chapelle du Rosaire, celle de Saint Josse.