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Histoire d'Hardelot

Hardelot, depuis 1905

Hardelot est une immense garenne bordée de dunes de sable blond, face à la mer, dotée d’une forêt dense de plus de 625 hectares aux arbres divers (chênes, ormes, hêtres, bouleaux, pins, sapins).

M. Lesage, propriétaire de plusieurs centaines d’hectares, Sir John Whitley ensuite, surent en apprécier les charmes.Profitant de la vogue des « Bains de mer » cet hardi pionnier veut créer une station balnéaire qui va acquérir très vite grande renommée.

La forêt giboyeuse, où l’on chasse toujours chevreuils, sangliers, lièvres, lapins, sauvagines, perdreaux, bécassines et faisans, attire de nombreux adeptes de ce sport. Le rendez-vous de chasse « Les bécots » est fréquenté assidûment par les Industriels du Nord, venus par chemin de fer directement jusque Neufchâtel.

En 1905,

Sir John Whitley et des amis français achètent 400 hectares de terrains et créent la Société d’Hardelot. Sir John Whitley crée un terrain de bowling, un club de tir à l’arc, un terrain de Cricket et un parcours de golf sous l’autorité, bien connue en Amérique et Angleterre, de MM. J.D Dunn et Harry Vardon.

Le château est transformé en Club House, et la vie mondaine et culturelle d’Hardelot y prend son essor. Trente kilomètres de sentiers sont ouverts aux promeneurs.

Le « New York Herald » à Paris vante les charmes d’Hardelot :

station à mi chemin entre Londres et Paris, à proximité des grandes villes industrielles du Nord, alliant la forêt à la mer... lieu de séjour idéal pour se détendre les week-ends, au cours d’un voyage d’affaires, rendez-vous de l’élite « of French, English and American society ».

Sir John Whitley propose des arrangements avec la compagnie du Nord et celle de Southern et Chatam Railway pour que des billets aller et retour soient délivrés toute l’année de Paris et de Londres.Par faveur spéciale, la société accorde aux 12 premiers acheteurs de lots à bâtir, remise de la moitié sur les prix auxquels seront côtés les terrains. Aussi, dès 1906, quelques villas s’érigent près des dunes. Dès la première réunion au château du conseil d’administration de la société d’Hardelot le 17/10/1905, une charte Fondamentale est créée prévoyant la sauvegarde de l’environnement.

Il est prévu un service de voirie pour la construction et l’entretien des routes, d’eau potable acquis en 1907, éclairage électrique des voies et des villas, installation de 3 postes téléphoniques, un service postal, un service de bains pour la surveillance des bains et le sauvetage, un service médical à la plage. Les cabines de plage, montées sur roues en pierre, de couleur différente, adoptent toutes le même style.
La digue au carrelage mosaïqué, où la croix de saint Augustin rappelle le souvenir de l’Evêque de Canterbury, évangélisateur de l’Angleterre, est propice à la promenade.

La chapelle Saint Augustin est érigée près de la Route Noire. Vingt villas sont terminées en 1909 dont celle du Duc d’Argyll, vice roi du Canada, beau frère du roi d’Angleterre, Edouard VII. Une Avenue porte d’ailleurs le nom de son épouse : Princesse Louise. Hardelot gagne ses titres de noblesse.

En 1910

le train reliant directement Reims - Boulogne - Neufchâtel amène des Champenois séduits par les qualités de la station.

1911

Voit l’arrivée du tramway électrique qui remplace avantageusement le service de voitures reliant déjà Hardelot à Boulogne.

On y retrouve des noms illustres, le Duc d’Argyll, E. Berr, directeur du Figaro, Lord Harry Duddley, George Middleton, secrétaire de la société Anglaise des Arts et de la littérature, les présidents des Automobile Clubs de France et d’Angleterre, les Lords Mayors de Londres et de Manchester. A. Barton Kent, président de l’association franco-anglaise de l’entente cordiale, le commandant Proquier de Lagarrigue, chambellan du Pape Pie X, A. Escoffier, directeur des hôtels Carlton et Ritz…

Cette même année Louis Blériot, le grand vainqueur de la traversée de la Manche, après avoir loué le chalet « La mascotte », fait bâtir sur la plage une villa « L’escopette » qui ne compte pas moins de 32 chambres.

Hardelot est fier de compter également, au nombre de ses habitués, le prince Tata, gouverneur des Indes, entouré de sa cour, et le norvégien Nordlin qui, plus tard, conseiller d’ambassade, sauvera Paris de la destruction lors de l’occupation Allemande.

Construites d’abord autour des courts de tennis, les villas gagnent maintenant le bord de mer, atteignant le chiffre total d’une centaine en 1912. Bâties selon une architecture robuste, prévue pour résister aux assauts du vent, elles sont de style hollandais sous l’impulsion de l’architecte Louis-Marie Cordonnier, ou elles empruntent le style anglais en de pittoresques cottages.

Elles portent des noms évocateurs et poétiques : Le bon gîte, les petits crabes la claire eau, victoria, les roses etc.

Après avoir goûté les joies du yachting, M. Blériot, met au point pour se divertir un nouvel engin qu'il teste sur la plage. Monté sur trois roues d’aéroplane, pouvant atteindre 90 km/h, le fuselage de l’appareil est en bois et d’une forme triangulaire.En arrière de l’essieu, sous le fuselage, sur un siège très bas et rembourré, prennent place pilote et passagers. L’aéroplage, qui ne pèse que 150 kg, est un appareil très agréable à conduire. Un nouveau sport est né : le char à voile !

Hardelot, épargnée durant la grande guerre va continuer son essor pour devenir un des fleurons de la Côte d’Opale.

En 1920

La société de Sir John Whitley est mise en liquidation judiciaire. Aux anglais succèdent les nordistes en décembre 1928, au sein du conseil d’administration de la société du Domaine d’Hardelot. Parmi les nouveaux actionnaires, on trouve M. Granval, ministre, M. Joseph Lesur, M. André, le célèbre animateur du casino de Deauville.

En 1930

L’architecte anglais Tom Simpson trace, à l’aide d’une boussole, le magnifique parcours de 18 trous, dotant Hardelot d’un des golfs les plus réputés d’Europe.

Vous en savez plus ?